Les risques du téléphone au volant : conseils pour sensibiliser son ado

Les risques du téléphone au volant : conseils pour sensibiliser son ado

En France, 92 % des 12-17 ans possèdent un smartphone. Ce compagnon high-tech qui accompagne nos enfants au quotidien est une source de distraction dangereuse en voiture. Votre adolescent ou adolescente est en conduite accompagnée ou a son permis ? En tant que parent, vous pouvez sensibiliser votre enfant aux risques de l'utilisation du téléphone au volant.

Expliquer à son ado que téléphoner en conduisant expose à un risque d'accident

Aujourd'hui, dès l'âge de 14 ans, les jeunes peuvent conduire un véhicule comme un scooter ou une voiture sans permis. Elles et ils peuvent être tentés d'utiliser leur téléphone au volant, sans vraiment se rendre compte du danger. En effet, passer un appel en conduisant multiplie par 3 le risque d'accident, peut-on lire sur le site de la Sécurité routière. Pire encore, la lecture d'un SMS oblige à quitter la route des yeux pendant 5 secondes en moyenne. Résultat : le risque de collision est multiplié par 23.

Les parents jouent un rôle primordial dans la sensibilisation des enfants à la sécurité routière. Il est possible de responsabiliser votre ado en lui faisant comprendre qu'entre téléphoner ou conduire, il faut choisir. Prenez ainsi le temps d'aborder vraiment le sujet, en expliquant posément les faits, de manière rationnelle et sans jugement. Soyez à l'écoute, et privilégiez un dialogue ouvert. L'idée n'est pas d'entrer dans la confrontation, mais plutôt de la ou le faire réfléchir aux conséquences de l'usage d'un téléphone portable au volant.

Même si la tentation de décrocher son téléphone ou de lire un message est grande, aucune information, si importante soit-elle, ne mérite de sacrifier sa sécurité et celle des autres.

image

Exploiter les ressources pédagogiques disponibles

Campagnes de sensibilisation, prévention des risques routiers au lycée : de nombreux outils sont déployés pour aider les jeunes à adopter une conduite responsable. Plusieurs ressources sont ainsi accessibles en ligne, comme le grand quiz de la Sécurité routière. La thématique du téléphone au volant y est abordée, au même titre que la consommation d'alcool et de cannabis. Une façon ludique de réviser son code de la route et de prendre conscience des risques encourus en voiture !

Votre adolescent ou adolescente y apprendra notamment ceci :

  • Près d'un accident corporel sur dix est causé par l'usage du téléphone, qui détourne l'attention du conducteur.
  • Consulter ou envoyer un message augmente considérablement le risque d'accident, puisque la source de distraction est multiple : visuelle, cognitive, auditive et physique.
  • Le smartphone réduit fortement la concentration : un ou une automobiliste qui passe un appel enregistre 30 à 50 % d'informations en moins sur la route.
  • Les écouteurs, oreillettes et casques sont interdits au volant : seuls les dispositifs audio intégrés au véhicule sont tolérés.

Vous pouvez également récupérer les questions en lien avec la thématique et les poser directement à votre adolescent ou adolescente, sous la forme d'un jeu.

Proscrire le téléphone au volant : montrer l'exemple à son enfant

C'est la règle d'or ! En adoptant une conduite exemplaire, les parents donnent le bon exemple à leurs ados. En effet, dès leur plus jeune âge, nos petites têtes blondes ont tendance à imiter les faits et gestes des adultes qui les entourent. Lecture d'un texto, coup de fil, recherche d'itinéraire... si vous utilisez votre téléphone en conduisant, vous risquez de banaliser ce comportement aux yeux de votre enfant.

En outre, vous lui envoyez un signal contradictoire avec le discours tenu sur le principe de prudence, et vous perdez en crédibilité. Réfléchissez-y : si vous ne prenez pas la peine d'appliquer vous-même les règles du code de la route, pourquoi votre enfant le ferait-il ? Rappelez-vous que vous êtes sa référence en matière de sécurité. À vous d'être irréprochable en voiture, pour lui transmettre le bon comportement au volant !

image

L'inciter à adopter les bons réflexes pour l'utilisation de son smartphone en voiture

Voici quelques conseils à transmettre à votre ado pour une utilisation sage et réfléchie de son téléphone portable sur la route. Vous pouvez lui dire ceci :

  • Mets ton portable en mode silencieux et évite de le placer à portée de vue. En effet, l'apparition d'une notification à l'écran fera détourner ton regard de la route.
  • Si tu utilises le GPS de ton smartphone, veille à enregistrer ton trajet avant de prendre le volant. Aussi, pose ton appareil sur un socle adapté, et non pas sur le fauteuil passager.
  • Un coup de fil urgent à passer ? Gare-toi dans un endroit prévu pour le stationnement : un espace délimité en bordure de route, une aire d'autoroute...
  • Si tu es accompagné, demande à un passager ou à une passagère de répondre, ou de lire les SMS ou les mails à ta place.
  • Si tu appelles une personne et que tu t'aperçois qu'elle est au volant, prends l'initiative de mettre fin à la conversation pour sa sécurité.

Réglementation et smartphone au volant : que dit le Code de la route ?

Passer un appel, lire ses textos, publier sur les réseaux sociaux ou consulter ses mails sont loin d'être des gestes anodins au volant, et sont lourdement sanctionnés.

L'article R412-6-1 du Code de la route interdit « l'usage d'un téléphone portable tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation ». Depuis juin 2015, « le port à l'oreille de tout dispositif susceptible d'émettre du son » est également proscrit, hormis les appareils électroniques correcteurs de surdité.

image

En cas de non-respect de la loi, les automobilistes s'exposent à une amende forfaitaire de 135 €, et à un retrait de 3 points du permis de conduire. Les jeunes conducteurs et conductrices de voiturettes et les cyclistes risquent la même contravention, sans le retrait de points.

En outre, tenir son téléphone en main et commettre simultanément une autre infraction, comme un excès de vitesse, peut entraîner la suspension du permis de conduire pendant 6 mois.

Tous les articles Prévention