Les écrans éteignent notre santé

Les écrans sont partout. Dans nos salons, dans nos poches, dans nos sacs et même dans nos lits. Ils accompagnent et rythment nos vies et celles de nos enfants. Ils nous distraient et nous informent, mais leur usage excessif nous fait du mal. Ils nous désocialisent, nous font grossir, troublent notre sommeil et attaquent même les os des adolescents !!! Alors, à vous qui êtes devant votre écran, lisez ces quelques lignes pour mieux vous en passer !!!

Amusons-nous avec quelques petites questions : pouvez-vous imaginer vivre sans écran pendant 1 semaine ? Éteignez-vous systématiquement votre smartphone avant de vous coucher ? Êtes-vous la seule personne à qui on n'a jamais reproché de regarder un écran alors qu'une personne vous parle ? Si vous avez répondu "non" à ces 3 questions, vous êtes une personne connectée...

Vivre sans les écrans est une douce utopie, mais vivre mieux avec eux est une nécessité et plus encore lorsqu'il s'agit de nos enfants.
Une enquête, conduite par l'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire, nous apprend que près de la moitié des enfants de 3 ans (47 %) utilisent des écrans interactifs (smartphone ou tablette) au minimum 30 minutes par semaine, dont 1/3 d'entre eux sans la surveillance des parents.

Une autre étude (1), réalisée par des élèves de 1ère auprès de 626 enfants du CE2 à la 4ème, a montré que 40 % des 8-13 ans ont au moins un écran qui leur est propre (télévision, tablette, console de jeu portable, ordinateur) et 90 % des élèves de 4ème et 5ème interrogés déclarent posséder un téléphone portable.

Les écrans perturbent nos nuits

Tous ces chiffres donnent la mesure de la problématique des écrans. Ils semblent être devenus "les meilleurs amis" de nos enfants.
En tant que parents, il est essentiel de s'en soucier en mesurant les effets qu'ils ont sur nos enfants.
L'étude réalisée par des élèves de 1ère nous apprend également que la moitié des parents ne demande jamais leur téléphone à leurs enfants, même avant le coucher. Résultat : 2 enfants sur 3 dorment avec leur téléphone allumé à côté d'eux et évidemment, plus l'enfant est âgé, plus son activité sur l'écran (consultation de vidéos, réseaux sociaux, envoi de SMS, etc.) l'accapare jusqu'à l'extinction des feux... et même au-delà.
Conséquences de toutes ces nouvelles habitudes : 41% des enfants de 8-13 ans, mettent plus de 30 minutes à s'endormir.
Plus inquiétant : 36 % des filles et 24 % des garçons scolarisés en 4ème déclarent "très mal dormir" (2).

Pour endiguer ce phénomène, il faut retirer les écrans à nos enfants au moins 1 heure avant leur coucher (3). Les jeux de combat ou de compétition sont à proscrire car ils provoquent des tensions et des énervements très nocifs pour la qualité du sommeil.
Il est un ennemi plus méconnu encore : la lumière bleue des écrans (4). Elle perturbe, en effet, la mélatonine, cette hormone qui favorise notre endormissement et peut retarder notre sommeil de plus d'une heure ! Alors, n'oublions pas que les lumières douces comme les halogènes sont bienveillantes pour notre sommeil.

Les écrans pèsent sur notre poids

Une étude, conduite notamment par la pédiatre suisse Nathalie Farpour-Lambert, nous apprend que "chaque heure additionnelle devant un écran double le risque d'obésité".
Si un enfant passe une heure de moins par jour devant les écrans, il évite une prise pondérale de 2,5 kg par an (5).

Comment expliquer ce constat ?
Deux raisons priment : les écrans rongent le temps que nos enfants et nous-mêmes pouvons consacrer à l'activité physique et la position assise et passive incite au grignotage, qui favorise le surpoids.
Pour y remédier, il faut déterminer un temps consacré aux écrans et veiller à le faire respecter.
Il faut également inviter les enfants à vivre d'autres expériences qui suscitent de la mobilité : promenades, courses, sports, visites culturelles...

Les écrans nous isolent du monde

La mise en cause des écrans dans le phénomène de désocialisation est une idée très répandue, mais c'est aussi une interprétation contestée, voire combattue.
Alors où est la vérité ?
Un enfant scotché à un écran réduit ses heures d'interaction sociale, c'est un fait incontestable.
Ce comportement, aussi problématique soit-il, préfigure-t-il pour autant une incapacité chronique à se lier à d'autres ? Pas nécessairement. Les réponses pourraient se trouver dans le comportement de l'enfant lorsqu'il se retrouve dans sa vraie vie sociale.

Certains enfants apprécient de ne pas être constamment au milieu de leurs pairs et d'être seuls à certains moments, même loin des écrans.
Cette attitude relève davantage du trait de caractère que d'une consommation néfaste des écrans.
Ils ne sont pas asociaux mais plutôt autonomes ou réservés. Il faut donc inciter l'enfant à découvrir des plaisirs à partager avec d'autres enfants. Des plaisirs aussi intenses que ceux qu'il peut éprouver seul.
Dans ce cas précis, l'écran n'est pas un ennemi, mais plutôt un révélateur de caractère.

Pour d'autres enfants, en revanche, l'écran est un refuge car ils craignent le lien avec d'autres personnes.
Cette peur les perturbe, les inhibe et l'écran leur apparaît alors être une agréable zone de protection.
Leur retrait social se vit à chaque instant, à l'école ou dans les activités extra-scolaires ou bien encore avec d'autres enfants dans des cercles amicaux ou familiaux.
L'écran peut alors accentuer leur rupture avec "le monde extérieur".
Dans ces circonstances, le rôle du parent est de poser, là encore, des règles d'usage qui, progressivement et jamais brutalement, aident l'enfant à se désaccoutumer de ses écrans.

Les écrans altèrent la densité osseuse des adolescents

Nous évoquons là un sujet méconnu, voire ignoré des parents : le face-à-face des ados avec les écrans contrarie leur santé osseuse.
La croissance de notre squelette est ininterrompue de notre naissance à la fin de notre adolescence.
Toutefois, lorsqu'un adolescent reste trop longtemps assis ou inactif, il risque d'impacter sa densité minérale osseuse, aboutissant à l'âge adulte à une fragilité des os, à une augmentation du risque de fracture et à une exposition plus forte à l'ostéoporose (maladie diffuse du squelette) (6).

Quelques conseils pour limiter l'impact des écrans

  • les écrans sont à proscrire de la chambre (à cause des ondes et de la lumière bleue)
  • l'exposition aux écrans doit s'arrêter vers 19h30-20h car la lumière bleue qui stimule le cerveau met 1h30 à 2h à ne plus faire effet et à remettre ce dernier au repos
  • la durée journalière d'exposition aux écrans doit être limitée (environ 30 min/jour) et être autorisée après le temps des devoirs
  • le week-end est plus propice pour donner un peu plus de temps devant les écrans

Tous ces effets négatifs des écrans sur la santé de nos enfants sont bien peu réjouissants et doivent nous inviter, enfants comme adultes, à préférer l'activité physique à l'activité contemplative d'images animées sur nos écrans.

C'est le moment d'éteindre votre écran et d'aller vous dégourdir les jambes !

(1) Étude "Le sommeil des jeunes, pays des écrans en veille", menée en décembre 2015 par des élèves de 1ère en sciences et technologies du management et de la gestion, accompagnés par les associations Réseau Morphée et e-Enfance.
(2) Santé publique France, l'agence nationale chargée de la veille et de la prévention en matière de santé.
(3) Guide INPES "Bien dormir, mieux vivre".
(4) Étude menée par le professeur Paul Gringas, médecin à l'hôpital pour enfants Evelina de Londres.
(5) "Thérapie de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent : importance de l'activité physique". Étude menée par Nathalie J. Farpour-Lambert, Laetitia Marchand, Maurice Beghetti (Unité de cardiologie pédiatrique, Département de l'enfant et de l'adolescent, Hôpitaux Universitaires de Genève), Dagmar L'Allemand (Ostschweizer Kinderspital St. Gallen et Kinderspital, Kantonsspital Luzern), Robert Sempach (MGB Direktion Kultur und Soziales und Fachverein Adipositas im Kindes- und Jugendalter (akj), Zürich, Josef Laimbacher (Ostschweizer Kinderspital St. Gallen).
(6) Résultat issu d'une étude conduite par l'Université de Tromsø (Norvège) sous la direction du docteur Anne Winther auprès de 484 garçons et 463 filles âgés de 15 à 18 ans.

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