Sommaire
- Qu’est-ce qu’une tempête ? Comprendre les phénomènes et les risques
- Quels dégâts peut provoquer une tempête ?
- Dans quels cas l’assurance habitation couvre une tempête ?
- Quelles démarches mener après un sinistre lié à une tempête ?
- Comment déclarer un dégât de tempête à son assureur ?
- Comment se préparer à une tempête ?
- Que faire pendant une tempête ?
La MAE vous donne les clés pour vous protéger et obtenir une indemnisation en cas de dommages matériels.
Qu’est-ce qu’une tempête ? Comprendre les phénomènes et les risques
En France, les tempêtes sont fréquentes entre septembre et décembre. Pouvant se produire sur tout le territoire, elles ne sont pas sans conséquences.
Quelle est la définition d'une tempête ?
Le Larousse définit une tempête comme étant une « violente tourmente atmosphérique ». Plus précisément, c’est un événement climatique qui se caractérise par des vents violents et des précipitations importantes, comme des pluies ou des chutes de neige massives.
Son origine est le fruit de la rencontre entre de l’air chaud, en provenance de la mer, et de l’air froid, venu des terres. Ce choc de températures provoque des vents rapides, et engendre la formation de la tempête.
Pour ce qui est de la France métropolitaine, les tempêtes proviennent majoritairement de la rencontre entre l’air chaud de l’océan Atlantique ou de la mer Méditerranée et des vents froids présents en altitude.
Quels sont les différents types de tempêtes ?
Tous les vents violents ne sont pas considérés comme étant constitutifs d’une tempête. Les météorologues se réfèrent à l’échelle de Beaufort, créée au XIXe siècle par un amiral britannique, pour qualifier la nature des événements météorologiques et déterminer s’ils relèvent ou non de la tempête. L’échelle de Beaufort établit les catégories suivantes :
- La tempête : la force du vent atteint ou dépasse les 89 km/h pendant au moins 10 minutes.
- La tempête violente : la force du vent est de 103 km/h en moyenne.
- L’ouragan : le vent dépasse les 180 km/h.
- La tempête électrique, associée à du tonnerre et à des éclairs,
- La tempête de sable ou de poussière en provenance des déserts et des régions arides,
- La tempête de grêle, ou de neige en hiver, lorsqu’il fait très froid.
Quels dégâts peut provoquer une tempête ?
Une tempête peut endommager différents éléments autour de votre logement.
- Côté habitation, les vents violents peuvent arracher des tuiles, casser des volets, briser des vitres ou détériorer les gouttières. Lorsque la toiture est fragilisée, la pluie peut aussi s’infiltrer et abîmer les murs ou les plafonds.
- À l’extérieur, les chutes d’arbres ou de branches sont fréquentes et peuvent toucher les clôtures, les portails, les aménagements de jardin ou des équipements comme les pergolas, les abris ou les antennes. Les fortes rafales peuvent aussi provoquer des dommages au-delà du terrain privé, par exemple un arbre tombé sur une route, un trottoir ou un espace commun.
- Pour les véhicules, les impacts de branches, de tuiles ou d’objets projetés par le vent sont courants, tout comme les éclats ou bris de glace en cas de grêle.
En quelques minutes, une tempête peut ainsi provoquer des dommages importants, aussi bien sur l’habitation que sur ses abords immédiats ou l’espace public.
Dans quels cas l’assurance habitation couvre une tempête ?
Une tempête peut provoquer des dommages importants sur un logement, mais tous ne donnent pas automatiquement lieu à une prise en charge. Pour être couvert, plusieurs conditions doivent être réunies et dépendent de votre contrat d’assurance habitation.
En général, la garantie tempête s’active lorsque le vent a causé des dégâts matériels avérés sur l’habitation ou sur les éléments qui y sont fixés : toiture endommagée, volets arrachés, fenêtres brisées, infiltrations liées à une détérioration du bâti, chute d’un arbre sur la maison, etc. Les assureurs peuvent également s’appuyer sur des éléments objectifs, comme des relevés météo ou des déclarations officielles, pour confirmer la violence de l’événement.
La prise en charge peut concerner la maison et ses dépendances déclarées, ainsi que les biens à l’intérieur s’ils ont été abîmés à la suite de l’événement (par exemple après une infiltration ou la casse d’une ouverture). À l’inverse, certains dommages restent fréquemment exclus, notamment ceux liés à un défaut d’entretien ou aux installations légères et non fixées.
Pour savoir si vous êtes couvert, il est donc essentiel de vérifier :
- que la garantie tempête figure bien à votre contrat habitation,
- que les dommages constatés sont directement liés à la violence du vent,
- qu’ils concernent des biens assurés (bâti, dépendances déclarées, mobilier intérieur),
- et que l’événement entre dans les critères prévus par l’assureur.
Les conditions générales de votre contrat peuvent vous aider à confirmer si le sinistre relève ou non de votre contrat. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre assureur afin d’avoir plus d’informations.
Quelles démarches mener après un sinistre lié à une tempête ?
- Sécuriser l’habitation et prévenir les risques immédiats
Si la toiture est endommagée, que des câbles sont tombés ou que des arbres menacent encore de chuter, éloignez-vous de la zone dangereuse et prévenez les secours si nécessaire. Cela limite les risques d’accident et évite d’aggraver les dommages. - Conserver des preuves du sinistre
Prenez des photos des dégâts (toiture, volets, infiltrations, objets abîmés, véhicules…). Gardez factures, devis et tout document utile : ils permettront d’évaluer précisément l’ampleur du sinistre. - Déclarer rapidement le dégât à l’assureur habitation
La déclaration doit être faite dans les 5 jours ouvrés suivant l’événement, ou dans les 30 jours si la commune est reconnue en catastrophe naturelle. Elle peut se faire en ligne, par téléphone ou par courrier recommandé. - Attendre l’expertise si elle est demandée
L’assureur peut mandater un expert pour confirmer l’origine des dégâts et en estimer le coût. Son analyse s’appuie sur vos preuves et, si besoin, sur des données météo officielles. - Suivre l’avancement du dossier
Une fois l’expertise réalisée, l’assureur vous informe du montant de l’indemnisation prévue selon votre contrat. Vous recevrez ensuite la proposition de règlement ou le versement correspondant.
Comment déclarer un dégât de tempête à son assureur ?
Pour déclarer un dégât de tempête, contactez simplement votre assureur dès que vous avez constaté les dommages. La déclaration peut se faire en ligne, par téléphone ou, si vous préférez conserver une trace, par courrier recommandé.
Expliquez ce qui s’est passé et quels dégâts vous avez identifiés. Pensez à joindre des photos datées, un inventaire des biens touchés, des factures ou des devis, afin que votre assureur puisse évaluer la situation le plus précisément possible. Selon le contexte, il pourra vous demander des documents complémentaires comme un relevé météo ou, en cas d’inondation, l’arrêté de catastrophe naturelle.
Une fois la déclaration enregistrée, votre assureur vous indique les prochaines étapes, notamment si une expertise est nécessaire pour confirmer l’origine des dommages.
- Vous rendre sur la rubrique déclaration d’accidents de votre espace adhérent MAE.
- Contacter un conseiller par téléphone au 02 32 83 63 00. Ce service est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30, et le samedi de 8 h 30 à 12 h 15.
Comment se préparer à une tempête ?
Se tenir informé : suivre les alertes météo
Pour bien anticiper une tempête, il est essentiel de suivre l’évolution de la situation météo et les consignes de sécurité de votre commune. Le DICRIM (document d’information communal sur les risques majeurs) précise les moyens d’alerte, les règles à suivre et les lieux où se réfugier en cas de besoin.
Pour rester informé, privilégiez des sources fiables : la vigilance météo de Météo-France, les bulletins de Vigicrues ou la radio, qui continue de fonctionner même en cas de coupure d’électricité. Une radio à piles peut d’ailleurs être très utile.
Votre téléphone portable peut aussi vous servir de lampe, de moyen de contact ou de relais d’informations en ligne. Veillez simplement à ne pas le laisser branché pendant l’orage et à économiser la batterie.
Préparer sa maison et ses équipements
Lorsque la tempête est proche, il faut anticiper et préparer son logement, en commençant par rentrer tous les éléments de jardin ou objets d’extérieur susceptibles de s’envoler. Salon de jardin, plantes, chaises longues, jouets… Si possible, il est préférable de mettre à l’abri les voitures et autres véhicules dans un garage fermé.
Fermez ensuite les volets, et placez des panneaux en bois sur les ouvertures et fenêtres qui n’ont pas de protection.
Regroupez et mettez à l’abri tous les documents importants, comme les papiers d’identité, les carnets de santé et les livrets de famille, avant de débrancher les appareils électriques, et de couper l’électricité ainsi que le gaz.
Enfin, évitez de passer des appels si cela n’est pas urgent, afin de ne pas encombrer les lignes téléphoniques.
Préparer un kit d'urgence en cas de tempête
Le gouvernement recommande de préparer un kit d’urgence accessible rapidement en cas de tempête. L’objectif est de pouvoir tenir au moins 3 jours en autonomie, avec :
- De quoi s’éclairer et s’informer : radio à piles, lampe de poche, batteries de secours.
- Des produits de santé essentiels : médicaments, trousse de premiers secours.
- De quoi se nourrir et s’hydrater : eau potable et aliments non périssables ne nécessitant pas de cuisson.
- Des vêtements et moyens de protection : habits chauds et couvertures.
- Les documents importants : copies des papiers essentiels, double des clés du logement et du véhicule.
- Quelques outils et accessoires : couteau, ouvre-boîte et petits outils utiles.
- Des jeux ou distractions pour occuper les enfants pendant l’attente.
Ce kit d’urgence fait partie du plan familial de mise en sûreté (PFMS) également conseillé par le gouvernement. Ce dispositif incite les familles à préparer un ensemble de règles à suivre, pour que chaque membre du foyer sache quoi faire en cas de besoin.
Que faire pendant une tempête ?
Comment se protéger à l’intérieur de la maison ?
C’est en étant dans un bâtiment clos que l’on est le plus en sécurité lors d’une tempête. Ainsi, il est fortement déconseillé de sortir, même si c’est pour aller chercher vos enfants à l’école : en cas de besoin, ils seront pris en charge par le corps enseignant et mis en sécurité dans l’établissement scolaire.
En cas d’inondation annoncée, il est préférable de rester dans une pièce située en hauteur, et de ne pas descendre en sous-sol ou à la cave.
Fermez les volets et les portes, restez à l’écoute des informations, et appliquez les consignes de sécurité communiquées par les autorités.
Prévoyez des jeux qui ne nécessitent pas d’électricité pour patienter jusqu’à la fin de la tempête.
Où se réfugier si l'on est à l'extérieur ?
Connaître les abris d’urgence de sa commune permet de se réfugier dans un bâtiment sûr lorsque l’on se fait surprendre par une tempête. En fonction des villes, ces abris peuvent être des églises ou des gymnases.
Dans tous les cas, les lieux clos sont les plus sécurisés. Il est déconseillé de s’abriter sous un pont, puisqu’une inondation peut survenir. De même, les arbres ne sont pas des abris sûrs, surtout lors d’une tempête électrique, avec du tonnerre et des éclairs.
Que faire si vous êtes en voiture lors d'une tempête ?
En voiture, il est préférable de trouver un lieu de stationnement et de s’arrêter le temps que le vent se calme. Pour être le plus en sécurité possible, évitez les endroits proches de l’eau et les parkings bordés d’arbres. De même, ne vous garez pas dans un tunnel ou un passage souterrain qui peut rapidement être submergé.
Les tempêtes peuvent surprendre et causer des dommages importants, mais quelques réflexes simples permettent de mieux protéger son logement et sa famille. En restant informé, en sécurisant son habitation et en agissant avec prudence pendant et après l’épisode, vous réduisez fortement les risques. Et si malgré tout votre foyer est touché, l’assurance habitation est là pour vous accompagner et vous aider à faire face aux conséquences matérielles.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas les conditions générales de votre contrat, qui seules font foi.